English version Version web 05/11/2019

En novembre à la Fondation et hors les murs

Rencontre littéraireSamedi 09 novembre 2019 - 17:00

La bibliothèque idéale de Laurence Nobécourt

Laurence Nobécourt. Photo : France Keyser

La Fondation Thalie invite des personnalités à venir parler de leurs rapports aux livres et à proposer leur bibliographie idéale au travers de cinq livres qui viendront alimenter la bibliothèque de la Fondation pour en faire une bibliothèque partagée, à la fois intemporelle et marquée par l’époque.

Le dernier roman de Laurence NobécourtLe chagrin des origines, est un hommage à la « voie du verbe » qui permet de se rapprocher de soi-même et de donner sens à la vie. Elle nous donne en partage des moments initiatiques sur une voie escarpée.

Dans une prospection intime dont Laurence Nobécourt nous décrit les aléas, les rêves meurtris, les illusions et les éblouissements, une âme se met à nu, toujours guidée par une foi aussi libre que fervente – et communicative.

Durée : 1h
Signature de son livre Le chagrin des origines, à la suite de la rencontre

Laurence Nobécourt est née à Paris en 1968 où elle a commencé à écrire dès l’enfance. Son premier livre paraît en 1994 sous le nom de Lorette Nobécourt. Elle a publié par la suite romans, récits, poésie, théâtre, d’abord sous le nom de Lorette Nobécourt puis, depuis 2016, sous sa véritable identité. Elle a quitté Paris en 2007 pour la Drôme où elle transmet désormais à travers ses ateliers d’écriture « En vivant, en écrivant », sa passion de la vérité et du verbe.

Réservez-vos places ici.

ExpositionJusqu'au samedi 07 décembre 2019

Habiter l’intime

Vue de l'exposition Habiter l'intime, Bruxelles, octobre 2019 © Laetizia Debain pour la Fondation Thalie

À l’initiative de Nathalie Guiot, la Fondation a le plaisir de vous convier à une déambulation à travers ses espaces d’exposition, transformés pour l’occasion en cabinet de curiosités.

Une centaine d’oeuvres sur papier issues de collections privées bruxelloises de plus de 80 artistes, parmi lesquels Francis AlÿsJoël AndrianomearisoaLouise BourgeoisUlla von Brandenburg, Isabelle CornaroWim DelvoyeMark Dion, Lionel EstèvePaul-Armand GetteCamille HenrotFabrice HybertPierre Le-TanKarine RougierGeorge Segal, Jim ShawFranz West etc.

Des collectionneurs bruxellois ont accepté de sortir leurs œuvres sur papier. Chacun a fait une liste. A redécouvert des trésors cachés qu’il pensait avoir oublié. Dans une excitation presque adolescente, ils se sont retrouvés, ils ont confronté leurs regards, ils ont créé des associations, des passerelles… pour faire de cette exposition un cabinet de curiosités graphiques éphémères, un brin sulfureux. Une centaine d’œuvres d’artistes d’horizons divers, accrochée sur les murs all-over, fédérée par le medium du papier et de sa fragilité.
Opérer une rencontre, celle d’œuvres qui questionnent nos identités, nos désirs, notre solitude. Descendre dans les tréfonds de notre âme, de nos corps et de son réseau viscéral que nous faisons mine d’ignorer.
Voyager dans les rêves ouatés érotiques et secrets ; s’enivrer des traits frénétiques et charbonneux de l’encre et du fusain, ou tel un voyeur, observer les ébats sexuels d’un couple clandestin, ou prendre en pleine figure, l’exhibitionnisme assumé d’un portrait…
Un voyage pictural qui déploie l’exubérance de nos êtres, de nos identités multiples. Habiter se dilue en « habit tu es »… Libérons-nous de nos oripeaux sociaux, laissons tomber les masques, divaguons…
Habiter l’intime, c’est aussi un dédale, un labyrinthe pour les esprits curieux ; dans l’intimité de cette maison aux espaces domestiques, on y trouve des dessins préparatoires qui façonnent une utopie collective, d’autres papiers comme des tentatives joyeuses d’abstraction minérale ou chromatique, issues du lyrisme de l’artiste.
Le corps comme habitat, idéalisé, exhibé, mutilé par quelques forces démiurgiques.
Un cabinet graphique qui enrobe et provoque le spectateur, y décelant, espérons, dans l’infini de ces propositions, sa maison intérieure, un pan de son âme, son yin et son yang…
Il suffit d’allumer l’interrupteur. L’humilité bienveillante d’un Francis Alys, le corps mis à nu d’un Paul-Armand Gette, la poésie du geste d’une Helena Almeida, les éructations d’un Arnulf Rainer,  etc. un infini maelström, drolatique,  une invitation à sortir des frontières du bon goût.

Merci à Isabelle Bourne, Yolande De Bontridder, Frédéric de Goldschmidt et Cedric Lienart de Jeude d’avoir libérés les trésors de vos cabinets secrets contribuant ainsi à partager au public notre passion de l’art ; Une exposition mise en espace par la commissaire Anne Pontégnie.

Informations pratiques
Jusqu’au samedi 7 décembre 2019
Du mercredi au samedi, de 14:00 à 18:00
Tarif unique : 5€

HORS LES MURSJusqu'au dimanche 15 décembre 2019

Marie-Ange Guilleminot
Vivre la maison Horta

Marie-Ange Guilleminot, La Garde-robe & Toiles — salle des plâtres, Musée Horta, Bruxelles, 2019 © Armande Chollat-Namy

Commissariat : Nathalie Guiot

Le Musée Horta invite l’artiste et performeuse française Marie-ange Guilleminot à investir la maison-atelier le temps d’une exposition. Un dialogue qui résonne comme une évidence entre l’architecte, réputé pour sa passion des savoir-faire et le raffinement, la pensée singulière de Marie-Ange Guilleminot, de son alphabet des formes et de ses sculptures d’usage qui se fondent dans ce décor art nouveau. L’artiste poursuit son fil rouge autour du concept de maison-de-vie. Sa pratique se situe dans la relation à l’autre, où l’objet devient prétexte, interstice, espace entre ; son œuvre est à la lisière du visible et s’inscrit dans un décor où le geste a son importance, où les savoir-faire deviennent matrice d’une vision toute personnelle. Invitée à faire œuvre par le passé dans la maison de Pierre Loti, la villa Savoye ou la villa Noailles en France, Marie-Ange Guilleminot aime à se fondre dans ces lieux chargés d’histoire tout en préservant son adn d’artiste plasticienne ; ici, jouer des arabesques et des courbes, des transparences et de la lumière ; comme si ses œuvres étaient naturellement attendues, invitant le visiteur à un autre regard. Un dialogue s’installe naturellement entre les deux créateurs sur leurs influences respectives, de William Morris au Japon, passion qu’ils partagent tous deux. Un parcours qui met en lumière l’intelligence de la main et l’attention portée à la matière, dentelle, coton, feutre pure laine vierge comme le livre de seuil qui nous accueille dès l’entrée ; des propositions poétiques qui réenchantent la vie domestique de la maison, offrent un jeu de correspondances avec les matériaux : bois exotique, pierre, bronze, mosaïque… dans la partie noble, une scénographie se déploie : infinité des possibles avec les assiettes du service alvéole dans la salle à manger, jeu de matière et de lumière, avec le iko et son kimono mémoire de hiroshima dans le boudoir au sortir du bain, et la garde-robe made in France dans la chambre de monsieur… dans le bureau de Horta, le paravent et son salon de transformation avec sa forme dodécagonale posée sur la grande table de travail, à côté duquel se trouve le chapeau-vie, sculpture textile, pièce emblématique de l’artiste. Marie-Ange Guilleminot aime à tisser des liens, ici dans le respect d’une prouesse architecturale visionnaire pour l’époque, comme celle du Baron Horta.

Nathalie Guiot

Diplômée de la Villa Arson en 1985, Marie-Ange Guilleminot vit et travaille à Paris. Elle obtient en 1997 la mention d’honneur à la Biennale de Venise avec Le Salon de transformation. Elle est très présente sur la scène artistique internationale (première acquisition importante aux États-Unis pour les collections du musée d’art de Philadelphie en 1996) puis Hiroshima City Museum of Contemporary Art, 2005/ Kyoto Art Center, 2006 / Centre Pompidou Paris, 2010 / Villa Savoye, Le Corbusier, Poissy, 2012 / « Les fantômes de nos actions passées. Man Ray, Sonia Delaunay, Marie-Ange Guilleminot » Villa Noailles, Mallet-Stevens, Hyères, 2014 / Touchez-voir, commande d’une installation, réalisée pour le Palais Galliera, 2013-2016 / L’exposition Laps, à la Cité de la Céramique de Sèvres, présente en 2015 une rétrospective de son œuvre, puis « Destine-moi une maison » se déploie au Centre d’art La Chapelle Jeanne d’Arc, Thouars, 2015 comme synthèse ou programme artistique de La Maison de Vie dont l’amorce est développée aujourd’hui à la Maison Horta.

Informations pratiques
Du mardi au dimanche, de 14:00 à 17:30
Plus d’informations via ce lien. 

Téléchargez ici le communiqué de presse.

Cette exposition bénéficie du soutien de la Fondation Thalie.

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